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En ce temps là, il y avait, près de chez moi, un cinéma de quartier où l’on jouait quatre films différents par semaine et il m’arrivait de les voir tous.

Quand sa fréquentation a commencé à décliner, on a essayé de la maintenir à flots avec des formules inadaptées comme celle-ci : « le cinéma, c’est la vie ».

Il en devint moribond le bougre, car le cinéma, ce n’est pas la vie, c’est le rêve.


C’est John Wayne aux chemises écarlates, isolé dans une ville hostile, qui défend l’Amérique avec un fusil, un ivrogne et un estropié,


C’est Grégory Peck, héros malgré lui sur une île lointaine de la mer Egée,

C’est William Holden qui meurt en Corée, abandonnant, sur une colline isolée de Hong Kong, sa belle eurasienne éplorée,

C’est Delon et Gabin, truands sympathiques, qui voient leur magot refaire surface dans la piscine du Palm Beach.

C’est tout cela à la fois et bien d’autres choses encore.

Films anciens dont on garde d’autant mieux la saveur qu’ils furent appréciés dans un contexte particulier de quartier.

Un beau jour, mon cinéma Paradiso fut, comme l’a chanté Schmoll dans « la dernière séance », converti en ...pressing.

Où trouver les ressources indispensables à la résilience; pour parler avec les mots d’aujourd’hui ?

C’est avant tout, pour justifier Zabou : « se souvenir des belles choses ». En effet, les années qui ont passé n’ont pas réussi à gommer les doucereuses mélodies de Dimitri Tiomkin ni le goût acidulé des bonbons Kréma.

Mes amis, il va nous falloir faire preuve de résilience, car la Galerie Inattendue ferme ses portes, elle deviendra, elle aussi, un pressing ou un supermarché.

Cette décision a fait resurgir en moi les sentiments d’alors et j’espère que les mêmes causes conduiront aux mêmes effets.

Se souvenir des belles choses, des rencontres informelles avec une multitude d’artistes doués, des conversations secrètes, des regards passionnés, des décisions concertées avec notre talentueuse Sarah, des regrets amères et des joies successives.

Amis artistes et les autres qui nous avez fidèlement suivis, le clown dans l’arène ne m’a jamais fait rire, il cache mal le désespoir qui l’étreint, il ne sait pas qu’il retrouvera une autre piste de sable sous un autre chapiteau.

De même, d’autres murs, ailleurs, s’offriront à vos talents car l’artiste ne meurt pas. Il fait une pirouette, retombe sur ses pattes et sort sous les bravos en disant : Merci.

Paul CONTI

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