Antoine GRAFF & Robert ROUX

du 01 juin au 15 juillet
vernissage le dimanche 17 juin de 16h à 22h

« La forme, c’est le fond qui remonte à la surface » V. Hugo

Antoine Graff intègre les Beaux-Arts à Paris et fréquente les ateliers du sculpteur Zadkine et du peintre Lhote. Il crée son entreprise de vitrines de prestiges pour les pharmacies avant de se lancer dans l’imprimerie publicitaire dans laquelle il attire des artistes comme Télémaque, Arman, César, Villeglé… Progressivement, son imprimerie dévie vers l’édition d’art. Il crée alors la galerie La Main bleue à Strasbourg en 1974 où il expose Alechinsky, Bam van Velde et Télémaque. Il développe progressivement la maÎtrise de la technique du froissage et du pli qui font de lui un artiste unique en son genre. « Même si je dirige les opérations, dans mes froissements, il y a toujours une grande part de hasard, c’est une chose merveilleuse, c’est un bonheur même ! On doit tout au hasard. J’ai rencontré un tas de personnes par hasard, on naît par hasard… Je crois qu’il y a une logique de l’existence et j’ai l’impression, en travaillant, que je suis fidèle à cette logique. »

­­­Robert Roux suit les cours de l’EMAP en parallèle de ses études en science économiques. Passionné d’art et des artistes de l’Ecole de Nice, c’est en 1992 qu’il commence son travail sur les « canettes » de boissons. A partir de cette date, c’est sur ce travail qu’il se concentre. C’est en mai 2009,  qu’il présente sa  première exposition à l’Espace Vision Future à Nice. « Mon travail ne prétend pas à la vérité littérale mais j’espère qu’il donne à voir ce que nous ne saurions voir tout seul, qu’il nous force à regarder ce que notre œil, habitué à opérer la distinction et la séparation entre les choses, à ordonner et à classer pour les comprendre, refuse de voir ».

De leur rencontre naît une complicité et une complémentarité sur l’importance de l’aléatoire, sur la valorisation du pli subi et la recherche de son histoire (pour Robert) ou provoqué (pour Antoine). « C’est ce que je trouve qui me dit ce que je cherche » a écrit Pierre Soulages. Une citation qui définit bien leur travaux communs.

Antoine Graff provoque le pli et le sublime, le valorise ; Robert Roux essaie de rationaliser l’irrationnel, tente d’ordonner le désordre, et décrypte l’histoire de ce « chaos accidentel » subi par cet objet industriel commun. Trois tableaux réalisés ensemble résument cette démarche complémentaire.

« La forme, c’est le fond qui remonte à la surface » a­ écrit Victor Hugo. A l’évidence c’est l’entente et la réflexion d’Antoine et Robert sur le fond qui est à l’origine de ces trois pièces communes et uniques qui se complètent parfaitement sur la forme.­

651 bd Pierre Sauvaigo, 06480 La Colle-sur-Loup

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Tél: 09 81 46 31 55

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