Hervé Nys

du 15 juillet au 15 septembre
vernissage le samedi 28 juillet de 16h à 22h

Sculpteur d’Art automobile, Hervé NYS est né en 1960 à Cagnes-sur-Mer. Il fait ses études dans la mécanique agricole puis s’engage dans l’aéronavale en tant que mécanicien avion. Du Massey Ferguson au Super-Etendard, il acquiert ses connaissances mécaniques …


Pour perfectionner sa technique, il devient ciseleur dans une Fonderie d’Art à cire perdue. Durant 10 ans, il apprend à maîtriser le bronze (moulage, ciselure, patine, …), travaille pour de nombreux sculpteurs et devient l’assistant de Sacha SOSNO.
 

La fusion de cette maîtrise technique et de son expérience de la mécanique, donne naissance à des sculptures inédites dans l’Art contemporain. Des sculptures métalliques, nées du détournement de pièces automobiles, d'une imagination sans limite souvent teintée d'humour, et d'un savoir-faire unique.

Hervé Nys est né à Cagnes sur Mer en 1960.

Il révèle très jeune un goût prononcé pour la mécanique et en 1978 passe un BEPA Mécanique agricole.

 

En 1980, pendant son service militaire dans l’Aéronavale, il en profite pour approfondir ses connaissances en mécanique en réparant les Super-Etendar et Fouga Magister à Salon de Provence.

 

En 1987, après avoir quitté l’armée, il devient machiniste dans la maroquinerie et en réalisant de nouvelles matrices d’impression découvre l’univers de la fonderie d’art à cire perdue. Cela l’amène, de 1994 à 2004, à collaborer avec des artistes de renommée internationale [Kees Verkade, Franta, Hans Hedberg, Nicolas Lavarenne, Miki Toshiharu, Marion Burkle, Cyril de La Patellière…]. C’est ainsi qu’il acquiert la maîtrise du moulage, de la ciselure et de la patine.

 

Un temps assistant de Sacha Sosno, il développe, en parallèle (après avoir quitté l’Ecole de Nice), son propre art basé sur ses premières passions, la mécanique et la nature.

 

Car Hervé Nys est fasciné, depuis son enfance par l’automobile et ce qui en dérive.

On entre avec lui dans le monde des billes, soupapes, carburateurs et autres objets mécaniques auxquels il donne une nouvelle identité.

 

Point n’est besoin de connaître la mécanique pour apprécier, car la technique froide et nue fait place à la poésie.

Pour autant les objets gardent leur intégrité.

Par exemple et pour certaines œuvres, l’objet, en l’occurrence la voiture, est conservé dans sa forme, mais détourné de sa fonction originelle. Dans d’autres cas, elle est démontée pièces à pièces, lesquelles constituent un  objet final qui nous rappelle l’original.

 

Dans le premier cas, Nys nous amène à voir la voiture dans sa confrontation avec un devenir illimité, dans une sorte de déplacement pur, absurde, irrationnel, dans une sorte d’impossible élasticité de la carrosserie.

 

Dans le second cas, Nys nous montre la pièce, isolée de son automobile, quittant sa fonction et s’affirmant toute seule. Elle entre dans un nouveau jeu et est affublée d’un titre qui nous rappelle nos références (rappel que l’automobile était considérée comme un jeu monstrueux qui faisait du bruit….).

 

Et puis il y a les titres !!! Nys joue avec les mots. C’est humoristique, souvent étrange, cocasse, poétique.

 

Humoristique certes, Nys s’inscrit dans ce genre d’humour prôné par le surréalisme, tout comme il s’inscrit dans la stratégie de subversion de l’objet des nouveaux réalistes de l’école de Nys…pardon, de Nice !

 

C’est un va-et-vient incessant entre le monde de la technique et celui de l’imagination poétique.

Paul Conti, juin 2018

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