Jean-Jacques Cary

"Le ciel et le vent "s'estrassent" à travers ses sculptures.

Non plus, elles ne cryptaillent les étoiles, les fleurs, les oiseaux, les tortues, les cigales, la vigne et l'olivier.

Même, elles s'émouventent en d'onduleuses danses et l'on ne sait si l'on rêve ou si l'on virtuelle...

La ferraille rouillée, pincée ici ou là, s'ébranle en douceur, carvinée par les mains d'un poète qui soudaille et crivête passionnément.

La ferraille torsadée comme soie, vêtue ici ou là de plage métalliaire, l'ensemble esbarbouillé parfois d'une folie de couleurs abandonnées dans ces jardins, poubelles de nos villes repues...

Cary ramasse tous ces tubes de feu et ces ferrailles d'amour.

Et nous?

On joue avec lui, le cul au soleil"

Daniel FILLOD, Artiste

 

Jean Jacques Cary, sculpte avec grâce et légèreté. Et si le monde m'était conté, et si les bateaux s'évadaient de leurs eaux, naturellement porteuses de nos rêves d'évasion et qu'ayant rompu les amarres, ils atterrissaient sur leurs quatre roues dans nos jardins? 

Logiques enfantines qui perdurent dans la part de rêve qui nous habite et qui font pour nous parler le monde et les autres différemment...

"Maman les p'tits bateaux qui vont sur l'eau ont-ils des jambes? Mais oui mon gros bêta, s'ils n'en avaient pas, ils march'raient pas !"

Savoir qu'il a parcouru les mers du monde est certes important pour comprendre que qui réalise ses rêves d'enfant est capable de nous emmener... jusqu'au bout de la terre!

Et si les Jobics, ces curieux personnages dessinés en fil de fer peints, n'étaient pas sortis de leurs grottes monolithiques, comme les curieux gnomes et autres personnages de contes celtiques, s'ils n'avaient pu naître et fuir, puis devenir nomades et migrer pour habiter le monde comme l'Homo Sapiens il y a déjà quelques millions d'années, pourrions nous imaginer aujourd'hui, alors qu'ils nous font face, que ce peuple nous parle?

Cette parole, sous cette forme absurde d'une comptine pour enfants, nul doute qu'on ne l'entende, malgré le bruit dominant que nous sommes seuls, chacun responsable de notre bonheur comme de notre malheur, alors qu'existe profondément en nous la certitude que nos rêves d'enfants nous sont communs.

Ce peuple d'errance nous ressemble, comme nous ressemblent ces migrants d'aujourd'hui dont nous essayons d'oublier qu'ils sont avant tout des hommes, des femmes, des enfants, sur terre!

Son île a la puissance d'évocation d'une chanson, son oasis est le doux froissement d'aile d'un peuple en route vers un monde enchanté!

Evelyne ARTAUD, Curatrice d'Art

651 bd Pierre Sauvaigo, 06480 La Colle-sur-Loup

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Tél: 09 81 46 31 55

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