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Florinella Kondolas

Florinella Kondolas, « Orosion », est une artiste collagiste née en 1996 dans un pays situé au centre de l’Afrique. En 2006, elle arrive à Nice, ville dans laquelle elle a grandi et développé une véritable fascination pour les couleurs des façades des immeubles de style méditerranéen. Elle obtient son baccalauréat scientifique en 2015 en ayant choisi l’option « arts plastiques » afin de toujours rester connectée au monde artistique. Les nombreuses visites aux musées, dans des galeries et ateliers d’arts ainsi les explorations photos avec des photographes aux univers spécifiques ont nourri son intérêt pour l’art au fil du temps.

A 23 ans elle s’inscrit dans plusieurs ateliers artistiques à Montréal en parallèle du stage qu’elle y effectuait dans le cadre de ses études. C’est ici, durant un cours d’aquarelle abstrait enseigné par Lysa Jordan, qu’elle découvre l’utilisation insoupçonnée de l’aquarelle comme moyen de méditation. A 24 ans elle obtient son diplôme d’ingénieur matériaux. C’est pendant le premier confinement, en jonglant entre ses cours en ligne et ses

"Ma démarche consiste à réfléchir durant quelques heures sur le sens des éléments que l’on considère abstraits comme la matière, la lumière, le temps, les couleurs, la température. L’approche commence toujours par le collage: je découpe des pièces précises d’un magazine de décoration ou de mode. Ces fragments évoquent ou sont directement liés à mon sujet de méditation. Le collage me permet de poser un cadre, de définir les formes. Ensuite j’enchaîne avec l’aquarelle qui ouvre mes émotions, explore mes pensées sur les pièces collées puis je finis par créer le scénario qui représente le sujet abstrait de ma méditation. Privilégier des couleurs vives me permet de mettre en lumière les pièces collées. Enfin, je finis par tracer de fines lignes au feutre noir; elles représentent le fil conducteur de mes pensées.

 

Les œuvres que j’ai sélectionnées pour cette exposition « Liberté » traitent de la fuite du temps. On pense souvent que la fuite du temps est mauvaise, cruelle. Cette fuite nous retire la liberté de changer le passé, la liberté de vivre en pleine santé. Moi, je pense au contraire que plus le temps passe, mieux on apprend à se connaître soi-même, à se positionner, à rectifier les erreurs du passé, à imaginer un futur plus joyeux, plus radieux et abondant d’espoir. C’est là toute l’importance que prennent les couleurs vives employées dans mes œuvres: elles me rappellent tout ce qui nous reste de magnifique à vivre et donnent une occasion de reprogrammer notre futur.

Je souhaite continuer à accentuer les différences entre nos pensées distraites et leurs réalités concrètes. Tels mes collages, j’aimerais bonifier l’étendue de mes œuvres et, à terme, les présenter en très grand format: des fresques."