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L in B zin

Mon oeuvre fait écho à la condition humaine.
La philosophie de l'être motive mon œuvre.
Formé, déformé, informé par l'existence, je me suis engagé en art thérapie dans les milieux spécialisés où la souffrance et la violence sont vécues au quotidien par les résidents (psychiatrie, Maison à Caractère Social) ainsi qu'au cours de résidences artistiques dans les lycées agricoles et un centre d'art sur le thème du lien social... (Centre d'Art Contemporain de Troyes).

Autodidacte dans la pratique picto-graphique salvatrice jusque l'âge de 30 ans, je me suis tardivement formé aux arts plastiques après des études spécialisées en sciences humaines et dessins publicitaires (Paris I / licence Arts Plastiques, Paris V / CU art et thérapie, IESA/gestion et organisation d'une exposition, UNIECO dessin publicitaire) afin de mieux appréhender ma pratique artistique dans l'histoire de l'art contemporain.

En 1976, nous créons, avec quelques amis pratiquant les arts plastiques, l'association des « Artistes Inconnus » qui interroge le statut de l'artiste en permettant aux adhérents d'exposer une création originale dans des endroits reconnus et parfois insolites (salles de cinéma, réfectoires etc...). L'association a été soutenue par la Région Champagne-Ardennes, la ville de Charleville Mézières et les édiles belges de Bouillon (revue « La dryade »).

Auteur d'œuvres plastiques, vacillant entre figuration et abstraction, réalisées avec les techniques « spontanées » qui peuvent être traditionnelles, je « mets en œuvre » également des installations et propose des performances vocales avec ma contrebasse.

L'idée du « pli » est très présente dans mon travail sous la forme d'une « mise sous plis » d'objets (et parfois même de monuments) ainsi que dans des réalisations avec des textiles et des encres monotypées.

 

Mon intérêt pour le langage est souvent lisible dans les titres/jeux de mots que j'attribue à mes œuvres.
Je signe mon travail depuis 2016 L in B zin, ayant décidé que mes nom et prénom perdraient une lettre tous les 4 ans, à la date de mon anniversaire le 29 février...

L'être survivra t il à la lettre... ?

Au commencement il y a la peinture...
et puis, cette signature, énigmatique, révélatrice,

L in B zin
aveu rare sur sa place d’artiste aujourd‘hui. La signature fait partie du tableau. Et il a décidé que ses nom et prénom perdront une lettre tous les 4 ans, à la date de son anniversaire le 29 février ; plus de lettres plus d'être ; l'être survivra t il à la lettre ? Un défi au temps, à lui-même, à l‘art ?
Mais quel est le vrai visage du peintre ? Celui de son histoire intime, né sans ce désir parental qui nous fonde avec la fragilité qu’elle engendre ? Ou celui de chacun de ses tableaux qui mettent en scène ce qu’il aime, ce qu’il découvre et lui-même ? Comment peut-on le comprendre, au moins l’approcher ? L art ne naît pas de rien, il naît de l’ébranlement d’un être, de son histoire, de ses flottements imaginaires, de ses confrontations avec ses peurs d’enfants, avec le réel, dans lesquels il s’engage en toute liberté, à ses risques et périls, en leur donnant forme en les transcendant, en nous les redonnant. Il capture son monde intérieur, l’efface, l’affirme pour le partager dans ses tableaux Et pour L in B Zin, le cœur de l’œuvre, c’est l’amour, ni plus ni moins. L’amour des êtres, avec tout ce qu’ils portent de tourmentes, de souffrances, d’intranquillités, et d’ardeurs. Chacun a sa place en lui. C’est un regard posé sur leur chair, leurs joies, leurs blessures, c’est un archéologue de l’être par la peinture. Il fouille extrait creuse gratte la toile jusqu’ à la percer, jusqu’au de-là du miroir. Jusqu’aux questions essentielles qui nous habitent et que l’on ne peut nommer. Et, il nous interroge, sur nous-mêmes, sur le sens de notre vie à travers l’exploration du trait, de la texture, de la couleur jusqu’au noir profond jusqu’aux cernes. Il expérimente

les caresse, de sa main, de ses pinceaux et les couche sur ses toiles. Il réinvente l’amour en utilisant toutes les techniques des plus traditionnelles gouache, aquarelle, encre, peinture à l huile, acrylique, vinylique, aux plus inattendues, bitume, inclusion d’objets, lettres, monotypes et empreintes de plastiques. Il met en scène des installations oniriques, crée des mondes surréalistes à partir d’amas de peinture à l’huile. Il déploie ses lignes en fragments de corps, d’objets, accumulés, superposés, voilés, plissés, effacés ou en relief, en éclats d’histoires, déchirures, collages et encre de chine, dans son travail actuel, constructions vigoureuses qui tiennent en attente... Debout d evant son chevalet, couché sur sa toile, ou en union avec sa contrebasse, où sont les limites ? Conscientes inconscientes, toutes les images, toutes les puissances sont convoquées. Tous les arts, il joue avec les notes, avec les mots, inspiré par Deleuze et Cheng pour sa série sur le pli de la peinture. Inlassablement, il cherche, dans une ouverture totale, dans une fusion avec la force de la matière, tout son corps, son âme, tendu vers... Passé, modernité, il prend tout, il absorbe, il métamorphose, il

avance.

L in B Zin

La peinture est un état d être.
Il est celui qui voit et qui nous conduit à une perception neuve des choses.