Märta Wydler

Märta Wydler est une artiste-peintre paysagiste, portraitiste, d’origine suisse-suédoise et vit dans le sud de la France depuis 20 ans.

 

Diplômée en Illustration Scientifique de l’Ecole Nationale Supérieure d’Art de Zurich, elle est artiste freelance depuis 1992. Elle est enseignante en arts plastiques à l’école internationale ‘The Sustainable Design School’ à Cagnes-sur-Mer et anime un atelier de peinture à la nouvelle Maison des Associations au Bar-sur-Loup. Märta expose en France et à l’étranger et est membre de la Société Française de l’Aquarelle.

 

Pendant une dizaine d’années elle s’est consacrée à la peinture en direct de  concerts de jazz et d’événements.

“...ex musicienne, elle a délaissé sa contrebasse pour les pinceaux, et produit une œuvre d’une grande originalité, puisque complètement en live! En effet, c’est sur l’instant même qu’elle croque ses confrères en concert et le réalisme et la poésie de sa peinture sont ahurissants... une vraie jazz painter qui travaille comme les musiciens, au feeling et à l’impro.” Gilbert d’Alto pour la Strada, 2012.

 

Elle a collaboré avec ARTE télévision pour la série ‘Paysages d’ici et d’ailleurs’ et créé la peinture murale pour le Théâtre National de Nice ‘Hommage à la Nature”.

Son travail récent renoue avec le thème de la nature.

D'origine suisse-suédoise, j'ai grandi à Zürich et vit dans le sud de la France depuis 2001. 

L'aquarelle est venu vers moi très tôt, car nous dessinions et peignions tous dans la famille. Partant en vacances, j'amenais les crayons de couleur, tenais un journal et prenais beaucoup de clichés. Il y a aujourd'hui encore dans mon travail un esprit de carnet de voyage et le besoin de dépeindre mes observations.

J'ai étudié l'illustration scientifique à l'École Nationale Supérieure d’Art de Zürich, mais j'avais ensuite vite envie de travailler en freelance, sans trop de conditions bien définies. En parallèle avec le dessin et la peinture allait toujours aussi la photographie et la musique. La photographie par besoin de comprendre et capter la réalité, et la musique par besoin de liberté et d'émotions? Et l'aquarelle entre les deux, comme moyen de recherche entre liberté d'expression et description réaliste…? 

 

J'aime dépeindre des petits détails dans leur contexte vaste. C'est comme ça que sont nés mes portraits 'spatio-temporels', des portraits de lieux et d'événements. Ce sont des photomontages et des peintures qui représentent des scenes panoramiques à 360° avec les divers éléments et détails qui y se trouvent. Par exemple l'ambiance d'un club de jazz, avec sa décoration d'intérieur, son architecture, le bar, les gens qui papotent, boivent un verre, écoutent le groupe… et bien sûr les musiciens eux-mêmes. Et puis j'ai eu envie de m'approcher de plus en plus, de capter l'expression de chaque musicien et d'oublier un peu l'ensemble du lieu.

 

J'ai très rarement dessiné ou peint des personnages avant d'avoir commencé à croquer les musiciens. C'était il y a 10 ans dans un club de jazz dans le Vieux Nice. Entretemps j'ai du croquer des milliers de gens, pas seulement des musiciens bien sûr. Le portrait reste un mystère. Parfois j'arrive à capter quelque chose d'essentiel d'une personne et parfois je n'arrive pas, même en retravaillant le portrait. Quand je peins sur le vif, c'est comme si l'information passait en direct à travers moi sur le papier. Lors de concerts de jazz, la musique joue aussi sur le mouvement de mes pinceaux et crayons.

 

J'étais musicienne, pendant de longues années. Aujourd'hui je ne joue plus, mais quand je peins les musiciens je m'identifie à eux, et j'ai l'impression de participer au concert, en jouant au pinceau…

Comme l'aquarelle, le jazz a une structure de base, et puis c'est de l'improvisation. Il y a un besoin de liberté, de spontanéité et d'expression, et on ne revient pas en arrière. Chaque note jouée, comme chaque trait de crayon et chaque touche du pinceau, fait partie du tableau. Il y a aussi le timing qui compte, cette limitation dans le temps. Je commence avec la première note et je finis avec la dernière note du concert.

 

J'ai besoin de dessiner quand je peins. Je commence par quelques traits de crayon gris pour croquer la composition, et puis le pinceau alterne avec la pierre noire, le trait avec la tâche. Seulement la technique de l'aquarelle permet de travailler de cette façon. En plus j'aime les contrastes entre un lavis très dilué et une couleur dense, et entre un trait de crayon et un aplat de pinceau.

651 bd Pierre Sauvaigo, 06480 La Colle-sur-Loup

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Tél: 09 81 46 31 55

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